
Repères d’authenticité et d’histoire
Les poinçons d’argent sont de véritables signatures du temps. Apposés par l’État, ils garantissent le titre du métal et permettent de dater avec précision une pièce d’orfèvrerie française.
AA est spécialisée dans l’argenterie française et toutes les pièces proposées, à la vente, en argent massif, sont insculpés de poinçons allant du XVIIIème siècle à nos jours.
Comme son nom l’indique, le poinçon de garantie est apposé pour garantir le paiement de l’impôt sur les métaux précieux (or et argent) et, selon la taille de la pièce, la garantie est grosse, moyenne ou petite.
Au XVIIIème siècle, les poinçons des Fermiers Généraux ont été en vigueur de 1672-1791.
Pour identifier les poinçons, trop nombreux, des Fermiers Généraux, il est nécessaire de se référer à des ouvrages utilisés par les collectionneurs et experts.
Le Tardy-Poinçons d’Argent, pour n’en citer qu’un, est assez complet et très maniable par son petit format.
Il rassemble les poinçons d’orfèvre qui accompagnent souvent les poinçons d’Etat, généralement dans un losange, en position horizontale ou verticale, avec initiales + symbole.
Exemple de poinçon de maître : Emile Puiforcat avec en guise de symbole un canif entre les deux lettres E et P.

✨ Chaque poinçon raconte une époque, un usage, une exigence de qualité.
Les reconnaître, c’est mieux comprendre la valeur et l’âme d’une pièce d’argenterie.
Les poinçons des Fermiers généraux (1672–1791)

Sous l’Ancien Régime, les Fermiers généraux contrôlaient et taxaient les métaux précieux. Chaque province possédait sa lettre et son symbole. Ces poinçons, rares et recherchés, témoignent d’une orfèvrerie d’exception antérieure à la Révolution française.
Le 1er coq (1798–1809)

Symbole de la période post-révolutionnaire, le coq garantit l’argent au titre de 950/1000. Il marque le retour à un contrôle national de la qualité, dans un contexte de renouveau des arts décoratifs.
Le 2ᵉ coq (1809–1819)

Introduit sous l’Empire, ce poinçon certifie l’argent au titre de 800/1000. Plus courant que le premier, il accompagne le développement d’une orfèvrerie plus accessible, sans renoncer à l’élégance.
Le Vieillard (1819–1838)

Représentant un profil masculin antique, le poinçon Vieillard existe en deux titres :
- 950/1000 (1er titre)
- 800/1000 (2ᵉ titre)
Il incarne la rigueur et la stabilité du contrôle de l’argent au XIXᵉ siècle.
La Minerve (depuis 1838)

Toujours en vigueur aujourd’hui, la Minerve est le poinçon le plus emblématique de l’argenterie française :
- Minerve 1 : 950/1000
- Minerve 2 : 800/1000
Le premier titre est abaissé à partir de 1973 et passe de 950 millièmes à 925 millième. Le chiffre 1, indicatif du titre, est alors placé en arrière du cou.
Une lettre date , changeant tous les 10 ans.

A pour 1973-1982
B pour 1983 -1992
C pour 1993- 2002
D pour 2003- 2012
E pour 2013- 2022
F pour 2023-2032 etc.

